Chômage frontalier : une réforme européenne pourrait coûter jusqu'à 900 millions à la Suisse
Le Parlement européen veut transférer l'indemnisation au dernier pays d'emploi. Le SECO chiffre le surcoût potentiel entre 600 et 900 millions, mais la réforme n'est pas encore applicable.
Le Parlement européen a adopté le 7 juillet la révision du règlement qui coordonne les assurances sociales en Europe. Pour les frontaliers au chômage, le dernier pays d'emploi deviendrait compétent, alors qu'aujourd'hui l'État de résidence verse les prestations et reçoit un remboursement limité.
Le SECO estime qu'une reprise par la Suisse pourrait générer 600 à 900 millions de francs de coûts supplémentaires. Cette fourchette reste incertaine et ne constitue pas une dépense décidée : le Conseil de l'Union européenne doit encore approuver le texte, puis la Suisse devra décider expressément si elle le reprend dans l'accord sur la libre circulation.
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